Epicentre Créations

A l'ombre des nombres
(2021)
Stacks Image 19
Les nombres sont la grande affaire de la musique ! Et Pythagore ne nous contredirait pas sur ce point. Imaginons trois interprètes qui, au gré des pièces qu’ils jouent, font apparaître littéralement les nombres qui les sous-tendent, qui jouent avec eux et se jouent de nous.
Au fur et à mesure, le plateau se remplit de tout ce qui est énuméré, dévoilant la structure des œuvres. S’égrenant par leur rythme, leur durée ou leur direction, ces chiffres illustrent des coordonnées, des superpositions, des juxtapositions, des glissements, des vélocités, dans une logique dont l’arithmétique se donne à comprendre avec autant de transparence qu’une pendule, la surprise en plus. Tout cela s’illumine sur le plateau par le truchement de plusieurs technologies visuelles, donnant à voir un bruissement de lumière, un espace se rendant vibrant par la présence des nombres dessinés par un laser, projetés sur de multiples surfaces, s’allumant peu à peu…

Oeuvres de John Cage, Jason Treuting, Steve Reich, Tom Johnson, Georges Aperghis et Théo Mérigeau

Distribution : Aurélie Maisonneuve (voix, mélodica et percussion), Martine Altenburger (violoncelle, voix, mélodica et percussion), Lê Quan Ninh (voix, mélodica et percussion), Julien Rabin (développement technologique).




Ce projet musique et mathématiques met en jeu la diffusion d’une petite forme en itinérance dans les écoles Le conte des comptes, l'élaboration d’un protocole d’éducation artistique et culturelle partagé entre les artistes et le chercheur Thomas Guyard.
Jouée en classe, telle une leçon de mathématiques bien singulière, Le conte des comptes propose, à travers deux ou trois pièces choisies parmi les compositeurs John Cage, Tom Johnson, Georges Aperghis - l'interprétation et l'explication de quelques principes mathématiques en musique sur des partitions à compter, des pyramides de phonèmes, des additions de sons ou encore des groupements de rythmes.
Une table, un tableau, des étiquettes qui se tirent au sort dans un chapeau et voilà la musique qui se déploie en apportant avec la simplicité d’un clin d’œil, l’amusement d’une logique mathématique rigoureusement respectée.

Production : Association Ryoanji et Athénor - CNCM de Saint-Nazaire
Je laisse à la nuit son poids d’ombres
(2020)
Stacks Image 295
Création pour 2 sopranos et ensemble par l'ensemble]h[iatus.

Composition :
Jürg Frey

"Pendant les dernières années l’instrumentation ensemble avec soprano solo est devenue une passion, qui me permette d’exprimer mes pensées les plus personnelles.
Commençant en 2009 avec
Farblose Wolken, Glück, Wind, j'ai encerclé le monde intérieur et le paysage du poète Gustave Roud. Cette composition de 50 minutes a été suivie par I listened to the wind again. Ici un texte de Bai Juyi (772-846), des fragments de Gustave Roud, Pierre Chappuis, Etel Adnan et des listes des mots de moi-même étaient le fondement de la composition. Une troisième oeuvre traite d’Emily Dickinson, également pour soprano et ensemble et avec une durée de 50 minutes.

Je ne considère pas ces compositions comme des adaptions musicales au sens habituel du terme. J'ai choisi ces textes et ces poètes parce qu'ils touchent un côté existentiel en moi. Dans le cadre de la nouvelle composition pour l’ensemble hiatus, j’essaye de continuer ce chemin. Cette fois la poète Anne Perrier (1922-2017) est mon compagnon. J'ai découvert son travail pour la première fois il y a plus de dix ans. Son œuvre ne comprend que des poèmes, pour la plupart assez courts et toujours sans titre. Les courts évoquent dans leur clarté des Haikus :

La paix
Tu la tiens dans tes mains
Comme un melon d’eau

L’heure qui monte vers midi
Laisse tomber son ombre
Dans la nuit

Mais Anne Perrier parle aussi de la fragilité de la vie:

Moi tige tremblante
Entre deux mondes
Avec ce peu
De forces qui me reste
Je tire sur mes racines.

Et de l’espoir de se débarrasser des ombres noirs :

Ce chant trop lourd
Je laisse à la nuit son poids d’ombres
Et le reste
Je le donne à l’espace
Qui le donne à l’oiseau qui le donne
À l’ange éblouissant

Je ne comprends pas cette nouvelle composition comme un cycle de chansons. Ce sera plutôt un chemin, qui touche des moments existentiels. La voie nomade est aussi le titre l'un des volumes les plus importants d’Anne Perrier. Cette vision d’un chemin qui continue et qui est aussi le symbole pour le mode de vie de l’homme me guidera dans le travail sur la nouvelle composition.

Il existe déjà de nombreuses correspondances entre l'œuvre d'Anne Perrier et ma musique, qui se développe à partir d'espaces sonores larges et silencieux. Les deux oeuvres se caractérisent par une prudence dans la matière musicale, par une sonorité élémentaire qui va de pair avec une précision dans les attitudes compositionnelles."
Jürg Frey
My Dog and I
(2017)
Stacks Image 23
Une pièce musicale, visuelle et chorégraphique de Jennifer Walshe avec la participation de Martine Altenburger, Clara Cornil et la chienne Subi

"Comme beaucoup d’enfants, j’ai aimé et j’ai fait confiance aux animaux bien plus qu’aux humains et je voulais être vétérinaire plus tard.
Même si au final je suis devenue compositrice, les animaux de toutes sortes sont influencé mon travail, de plein de façons.
Ma pièce qui s’appelle Nater Data est faite entièrement de sons d’animaux, en allant de certaines espèces de grenouilles jusqu’aux sons d’asticots qui mangent du riz en passant par les coyotes et les ours.
Dans mon opéra Set Phasers on Kill!, les personnages communiquent avec des sons d’animaux.
Ma pièce Silently and Very Fast a été commandée pour une fondation. J’y ai utilisé des sons de meutes de chiens et ceux de vers à bois. La bande son se concentre sur les conditions chimiques nécessaires au fonctionnement de la vie aquatique autour de Manhattan.

Depuis longtemps j’ai le désir de créer une série de pièces qui se concentrent sur la collaboration entre les espèces. Ceci a été un objectif depuis que j’ai commencé mes études comme compositeur. Je rêvais d’inclure mon propre chien Billy dans ce travail.
Ma réflexion a été influencée par les œuvres écrites de Donna Haraway comme par exemple The Companion Species Manifesto et l’environnementaliste hollandaise Barabara Noske.

Les artistes Joseph Beuys et Oleg Kulig qui amènent les animaux dans les espaces d’Art Contemporain m’intéressent beaucoup.

En écrivant une pièce qui accueille une chienne sur scène, je cherche à créer un espace pour interroger la signification de notre existence au côté, à travers, avec les animaux.
Barbara Noske écrit « une bonne observation participative est un exercice d’empathie alors que nous sommes en même temps conscient de l’impossibilité d’en avoir une connaissance et d’une compréhension totale.»
J’espère, à travers cela, faire une pièce qui encourage le public à exercer leur empathie et leur écoute envers d’autres espèces.
"

Jennifer Walshe, avril 2016

Avec Martine Altenburger, Clara Cornil et la chienne Subi



Animalitas
(2016)
Stacks Image 31
Spectacle jeune public à partir de 3 ans.

Animalitas
s'attache à explorer, par une approche sensible et sonore, les correspondances entre le monde des humains et le monde animal. Trois musiciennes déploient les gestes fondamentaux de la vie propres à tout être, au coeur d'une musique contemporaine faite de matières. Musique mais aussi film 16mm et jouets optiques nous immergent, petits et grands, dans la nature et nous rappellent à chacun d'entre nous notre part d'animalité réelle et imaginaire.

Production : Théâtre Athénor-Les Productions, Association Ryoanji

Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Aurélie Maisonneuve
Yuj
(2015)
Stacks Image 39
Yuj pour quatre danseurs et quatre musiciens.

C’est une pièce sur la rencontre et la notion d’ensemble avec au cœur du travail cette question partagée : qui en soi écoute lorsqu'on écoute ?

« Pour entendre, le corps traverse l’oreille » dit le saxophoniste improvisateur Michel Doneda et cette disponibilité à écouter traverse aussi le corps, la matière même du corps. Yuj convie à cette traversée de l’aspect concret de la perception (auditive, corporelle, géométrique, temporelle, directionnelle, etc.) qui semble s’étendre au-delà même de ce qui est perçu - entre le dehors et l’intériorité - et nous amène à entrevoir l’invisible sans lequel « nous sommes aveugles » (Pierre Sansot).

Danse, musique et lumière se rejoignent ici dans un même souci de révéler l’espace - qu’il soit acoustique, visuel ou dynamique - dans une délicate parcimonie. Distances, silences, mouvements, sons, etc. autant d’ « objets » que chacun est convié à observer dans leurs interrelations, leurs interactions ou leurs simultanéités.
La musique et la danse se sont écrites conjointement, par la mise en oeuvre de circonstances et de situations qui permettent de se tenir au bord de l’écriture afin de la laisser surgir. La musique, créée par les quatre musicien(ne)s, est toute entière dans l’étonnement et la constance de faire apparaître en négatif aussi bien la tension que le repos du silence.

(Pour Les Décisifs et Ryoanji, Clara Cornil et Lê Quan Ninh)

Danseurs : Clara Cornil, Anne Journo, Julie Salgues, David Subal
Musiciens : Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Lê Quan Ninh
Chorégraphie : Clara Cornil
Scénographie : David Subal
Création lumière : Jean-Gabriel Valot
Musique : Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Lê Quan Ninh
Costumes : Les artistes sont habillés par Cotélac, avec le regard d’Hélène Gaillard

Production : Association Ryoanji, les Décisifs Coproducteurs : le CCAM - scène nationale de Vandœuvre-lès-Nancy, le Centre chorégraphique national de Tours / direction Thomas Lebrun (dans le cadre de l'accueil studio), Le Phare - CCN du Havre Haute-Normandie, Césaré - centre national de création musicale de Reims, le Manège de Reims - scène nationale, les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Le Centre Chorégraphique National de Franche-Comté à Belfort dans le cadre de l’Accueil-Studio/Ministère de la Culture/ DRAC Franche-Comté, Pôle Sud – Centre de Développement Chorégraphique en préfiguration, Strasbourg. Avec le soutien de l'ADAMI, de la SPEDIDAM, du Nouveau Relax – scène conventionnée à Chaumont, du Crous de Reims Champagne-Ardenne, du Laboratoire Chorégraphique de Reims, de la Maison Commune du Chemin Vert à Reims.
La compagnie Les Décisifs reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication - DRAC Champagne-Ardenne au titre de l’aide à la compagnie conventionnée, du Conseil Régional de Champagne Ardenne et du Conseil Général de Haute-Marne.
L'association Ryoanji reçoit le soutien de la Drac Limousin au titre de l’aide aux ensembles musicaux professionnels, de la Région Limousin, du Conseil Général de la Creuse, et de la Sacem.
Wash Me Whiter Than Snow
(2013)
Stacks Image 48
De Jennifer Walshe

Création le 1er décembre 2013 à la Ferme De Villefavard - Villefavard (France)

Pour pour violon, violoncelle et vidéo.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini



As Long as Breath or Bow
(2013)
Stacks Image 57
De Anthony Pateras

Création le 1er Décembre 2013 à la Ferme De Villefavard - Villefavard (France)

Pièce pour neuf musiciens de anthony pateras

AS LONG AS BREATH OR BOW explore une structure de hauteurs distinctes articulée à travers un système d’improvisation particulier. Les interprètes doivent appliquer 10 règles qui s’accumulent ou se retranchent tout au long de la pièce. Ces règles contiennent des contraintes et des possibilités spécifiques concernant le rythme, le timbre, la dynamique et le temps. Les règles co-existent souvent et les interprètes doivent calculer sur le champ de multiples possibilités avec les matériaux donnés. Le seul interprète qui est en dehors de ce système de règles est le percussionniste qui crée derrière l’ensemble une texture constante de résonances à l’aide de métaux, cymbales et gongs captés de très près par des microphones et amplifiés. Les fréquences graves métalliques combinée à l’orchestration par superposition créent un large « meta-instrument » - un ensemble unifié en évolution constante titubant à travers le temps.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Fabrice Charles, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Angelika Sheridan


Cinq Ryoanji
(2012)
Stacks Image 145
un spectacle musical et chorégraphique pour célébrer le 100ème anniversaire de John Cage.
Chorégraphie d'Olivia Grandville


En 1983 et 1984, John Cage (1912-1992) composa cinq pièces portant le titre identique de Ryoanji (ainsi qu’un grand nombre de gravures et de dessins), du nom d'un temple bouddhiste zen de Kyoto, célèbre pour son jardin de pierres à la composition énigmatique. Ces cinq pièces - successivement pour voix, contrebasse, hautbois, trombone et flûte - ont été écrites selon le même principe : une succession de plusieurs jardins représentés chacun par deux pages sur lesquelles le compositeur a posé des pierres servant de guide pour le crayon dessinant ainsi des courbes accidentées.

Ces courbes, sous la forme de glissandi sans cesse renouvelés, sont contraintes dans des tessitures données qui peuvent être très réduites obligeant les instrumentistes à sentir et à contrôler des variations infimes de hauteurs. Bien sûr, aussi bien la position des pierres que les tessitures ont été tirées au hasard selon la méthode complexe du I-Ching que John Cage utilisa dès les années 50 et ce jusqu'à la fin de sa vie.

Pour chacun des Ryoanji, des parties pré-enregistrées par les interprètes sont diffusées sur trois enceintes acoustiques distinctes faisant de chaque partition un quartet du même instrument, un seul étant joué en direct.

Autre particularité de Ryoanji : les cinq pièces, indépendantes les unes des autres, sont accompagnées par la même partition de percussion. Cette partition, représentant selon le compositeur le gravier ratissé du jardin zen, n'est composée que de battements identiques qui prennent appui sur une pulsation régulière mais non cyclique, chaque battement prenant la forme d'un accord d'au moins deux sons provenant d'instruments de familles différentes. Comme si la lumière changeait imperceptiblement sur eux, chacun de ces accords portent de légers glissements de dynamique.

«Comment pourrait-on décrire les changements qui s'opèrent en nous quand nous jouons Ryoanji ? Et peut-on user du mot jouer pour décrire le fait de partager ce moment d'écoute si singulier où ce qui s'offre à entendre se trouve dans les interstices du son, comme entre les pierres de la partition ? Et qu'y a-t-il entre chaque battement de la percussion ? Serait-ce cette immobilité qui ne ferait partie ni du mouvement ni du parcours ? Et quel est cet ordre des distances - ce rythme d'avant le rythme - duquel s'élaborent tant d'états transitoires, tant d'étapes intermédiaires sans pour autant qu'il y ait le moindre dé- part et la moindre arrivée ?» (Lê Quan Ninh)

Production association Ryoanji et la Spirale de Caroline
Coproductions : Arcadi, Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, Scène Nationale, Centre Culturel André Malraux, Scène Nationale de Vandœuvre-Lès-Nancy, Ville de Limoges – Centres Culturels Municipaux - Scène Conventionnée pour la Danse, Atelier de Paris et CDC Paris Réseau (Atelier de Paris-Carolyn Carlson, L’étoile du nord, micadanses-ADDP, studio Le Regard du Cygne-AMD XXe)
Avec le soutien de la Spedidam et de l'ADAMI.


Danseurs : Franck Beaubois, Audrey Gaisan Doncel, Blandine Minot, Annabelle Pulcini, Manuel Vallade

Photo © Sylvain Thomas

Avec Hubertus Biermann, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thierry Madiot, Hélène Mourot, Laurent Sassi, Angelika Sheridan
Manivelles
(2011)
Stacks Image 153
Un spectacle moderne mais débranché

A l'origine de ce projet, une intention en forme d'intuition sur la possibilité d'un spectacle multimédia déconnecté de la principale source d'énergie nécessaire à ce genre : l'électricité.

Une simple question en forme de boutade : est-ce faisable ?

Et d'autres questions qui surgissent : Quels efforts cela demanderait-il aussi bien dans la conception, la réalisation que dans le déroulement du spectacle ? Ces efforts s'effaceront-ils pour laisser la place à l'écoute et au regard ? Pourrions-nous nous approcher de l'aspect volatile ou massif du son électronique et pourrions-nous approcher de la fluidité de l'image vidéo projetée sans la formidable puissance du flux électrique disponible dans chaque prise de courant ?

Contraints à la métaphore, nous nous sommes efforcés de suivre ce fil conducteur - parfois obligés à quelques déviations du fait de l'extraordinaire logique des matériaux - mais toujours dans l'exigence de revenir à sa source et d'approcher, autant que faire se peut, d'une définition précise des caractères sonores propres à l'électronique et à l'image projetée.

Peu à peu, après de longues semaines de travail, est sorti de notre atelier tout un ensemble de machines sonores et visuelles, au départ imaginées et réalisées dans un but précis mais dont la manipulation révéla bien des surprises menant à d'autres investigations, inventions et découvertes.

Au final, il s'agit bien d'un spectacle fluide sous la forme d'une invitation à l'écoute et au regard où se mêlent sonorités étranges, parfois évocatrices et concrètes, et chatoiements d'ombres et de lumières, pour lesquelles les cinq artistes dénudent chacun de leurs gestes à la fois si précis et si contraints, réunis dans une forme de solidarité obligée et de relais permanent.

Ainsi rivés à la tâche de maintenir le flux d'une électricité absente qu'il faut faire naître - aussi bien réellement (les dynamos) que virtuellement (les machines évocatrices) - les artistes-constructeurs-cyclistes-manipulateurs se révèlent attentifs à l'émergence de la perception, à faire tout entendre (du bruissement d'un objet à la déflagration d'un frottement amplifié par l'effort) et tout montrer d'un cirque rétinien tour à tour clignotant et stable, fragile et affirmé.

Déployés sur le plateau, toutes les machines sonores et visuelles offrent à entendre et voir l'espace (le près, le lointain, le haut, le bas, etc.), en volume, en distance, en nature pour faire naître une interprétation onirique du monde présent.

Co-production Théâtre Jean Lurçat-Scène Nationale d'Aubusson, Centre Culturel André Malraux-Scène Nationale de Vandoeuvre-lès-Nancy. Avec le soutien de l'ADAMI

Film annonce :

Manivelles Trailer 3mn from Ryoanji Asso on Vimeo.



Extraits :

Manivelles (extraits) from Ryoanji Asso on Vimeo.



Avec Jéranium, Lê Quan Ninh, Man'hu, Arnaud Paquotte, Xavier Quérel



Metta
(2011)
Stacks Image 195
De Jennifer Walshe

Création le 12 Novembre 2011 au festival November Music - ’S-Hertogenbosch (Pays-Bas)

Création d'une oeuvre nouvelle de Jennifer Walshe spécialement écrite pour l'ensemble]h[iatus avec la participation de la compositrice.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Thierry Madiot, Angelika Sheridan

Beneden
(2010)
De Peter Jakober

Création le 16 Janvier 2010 à la Kunst-Station Sankt Peter - Cologne (Allemagne)

Une pièce nouvelle de Peter Jakober pour 9 musicien(ne)s suivant chacun(e) un tempo différent.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Thierry Madiot, Angelika Sheridan
Nichtsattrappen 0’04’’
(2011)
De Steffen Krebber

Création le 16 Janvier 2010 à la Kunst-Station Sankt Peter - Cologne (Allemagne)

Une oeuvre nouvelle de Steffen Krebber pour 9 musicien(ne)s et sons fixés.

La série "Nichtsattrappen" de Steffen Krebber est de la musique sur la musique. Le "déjà écrit" donc, comme Levi-Strauss parle du "cuit", peut toujours être vu à nouveau comme cru, découvert comme nouveau, non traité. Pour une fois, les Nichtsattrappen reprennent le jodel à plusieurs voix des pygmées du Gabon. Ailleurs, ils se réfèrent à la musique d'un groupe ethnique de Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont la manière autodirigée de jouer génère une intériorité sonore particulière. Giacinto SceIsi est le directeur créatif des fresques microtonales d'un son ; James Tenney a donné une impulsion aux idées minimalistes plutôt physiques. De plus, on écoute à travers la musique des animaux volants et rampants.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Thierry Madiot, Angelika Sheridan



De Grands Z
(2011)
De Jean-Christophe Feldhandler

Création le 21 Novembre 2010 au Festival Novelum - Toulouse (France)

De Grands Z de Jean-Christophe Feldhandler est une autre commande de l'ensemble]h[iatus. Le travail de ce compositeur est emblématique d’une ouverture aux courants de la musique d’aujourd’hui, puisant ses sources aussi bien dans l’histoire de la musique savante occidentale (Obscurités pour quatuor à cordes et récitant, 1998) que dans le roman noir américain et le free jazz (Snafu, pour 4 percussionnistes, un batteur et un tromboniste, 2000) ou bien encore dans la musique traditionnelle japonaise (Chemins Propices pour 4 percussionnistes, 2004) ou dans la musique spectrale (Elargissement de Ciel pour ensemble et électroniques, 2001). N’hésitant pas à entrechoquer les atmosphères, à faire se rencontrer des univers lointains et à mélanger des instruments aussi divers qu’un piano, un steel drum, un mélodica, une guitare électrique et des bouteilles en plastiques (D’une Lumière, pour 4 percussionnistes, 1999) ou une scie musicale, un orgue Hammond, une guimbarde, un ordinateur, une batterie rock, etc. (Snafu, ibid.), le monde sonore de Jean-Christophe Feldhandler est d’une richesse extraordinaire, se jouant des hiérarchies entre les musiques et les instruments utilisés, suivant en cela la leçon de John Cage pour qui «les coquillages d’Australie sont aussi musicaux que des violons». Il s’agit pourtant d’une démarche amoureuse envers la musique, celle-ci pouvant prendre des formes si diverses surtout depuis que nous pouvons entendre à travers les enregistrements, à travers les concerts mais aussi à travers les nouveaux moyens de communication, tellement de musiques et de rapports au sonore, tellement d’expressions et de matériaux vibratoires. Il y a à la fois de la jubilation et du recueillement dans la musique de ce compositeur, dans ce double mouvement qui permet à la fois la joie et la gravité, à la fois la recherche et l’affirmation, à la fois la citation et la nouveauté.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Thierry Madiot, Angelika Sheridan
Damdaj
(2009)
Stacks Image 271
De Vinko Globokar

Création à la Ferme de Villefavard le 19 septembre 2009


Pour la deuxième création d’une oeuvre nouvelle par l’ensemble]h[iatus, ses membres ont voulu faire appel à un compositeur et tromboniste singulier qui est resté un extraordinaire instrumentiste et pour qui l’improvisation a toujours été au cœur de la pratique musicale. Celle-ci est utilisée dans son œuvre pour permettre d’interroger la place du musicien et celle de l’auditeur, de bousculer les certitudes aussi bien instrumentales que culturelles. Certaines pièces sont mêmes des mises à plat des schémas comportementaux des musicien(ne)s et de leurs conséquences sur le public.
Les questions surgissent : Quand on improvise, doit-on réagir à ce que l’autre joue ? Doit-on poursuivre son propre discours ? Quelle est l’impulsion qui pousse à jouer plutôt qu’à ne pas jouer ? Est-on stimulé par des éléments extérieurs ? Sommes-nous obligés de suivre une information plutôt qu’une autre ? En définitive, y a t-il de véritable communication entre nous ? Questions simples mais essentielles qui apparaissent à tout improvisateur et qui révèlent une réflexion sur l’autorité et l’autonomie, réflexion qui dépasse le cadre artistique.
Damdaj est composé de 17 tableaux s’enchaînant comme autant de propositions d’improvisation et dans lesquels les contraintes imposées décortiquent de manière ludique les faits et gestes des musicien(ne)s et les obligent à inventer sans cesse des manières d’entendre, de s’entendre - au sens social du terme - et de se comporter. Prenant appui sur des textes, des mélodies extra-européennes ou d’autres matériaux de leur cru, tout un vocabulaire musical et théâtral est déployé dans une sorte de fête sonore tour à tour tonitruante et subtile.

ensemble]h[iatus
Avec Martine Altenburger, Tiziana Bertoncini, Isabelle Duthoit, Carl Ludwig Hübsch, Géraldine Keller, Lê Quan Ninh, Thomas Lehn, Thierry Madiot, Angelika Sheridan